La réponse. Oui : dans un carrefour sans feux, une personne autorisée, identifiable et qui brandit un signal C3, peut arrêter la circulation.
Photo d'un homme debout au bord de la chaussée, qui brandit un signal rond à bord rouge fixé sur une manche, à l'approche d'un carrefour.
Il n'y a pas que les agents qui peuvent arrêter la circulation. Certaines personnes autorisées le peuvent aussi : surveillants habilités, capitaines de route, signaleurs d'une course cycliste, chefs de groupe de piétons ou de cavaliers. Dans un carrefour sans feux, elles peuvent arrêter les usagers à deux conditions : être identifiables et brandir un signal C3 à bout de bras.
Ce ne sont pas des agents qualifiés : elles ne peuvent pas régler la circulation ni dresser de procès-verbal. Leur pouvoir se limite à ce cas précis, arrêter les usagers dans un carrefour sans feux en brandissant le C3 ; devant un C3 levé, on s'arrête.
Quatre niveaux de règles se superposent, et le plus haut gagne : l'injonction d'un agent qualifié, puis les signaux lumineux, puis les signaux routiers, enfin les règles générales. Un agent qui règle un carrefour passe donc avant un feu rouge ou un STOP, et même une ambulance sirène allumée doit s'arrêter s'il l'ordonne.
Il faut lire le geste. Bras levé à la verticale : tout le monde s'arrête, et ceux qui sont déjà dans le carrefour l'évacuent au plus vite. Un ou deux bras tendus : ceux qui viennent face à son ventre ou à son dos s'arrêtent ; ceux qui arrivent du côté du bras peuvent passer, tout droit ou en tournant. Le coup de sifflet n'est pas un ordre : il attire seulement ton regard.